L’approche de l’hiver et les dysfonctionnements thyroïdiens

 L’été ne fut pas extrêmement lumineux, résultat nous avons tous besoin de lumière, de soleil, pour être en forme, la déprime pré hivernale chatouille les doigts de pieds. Et avec une thyroïde qui n’est pas déjà au top, c’est compliqué ! 

Une fois encore, je débuterai cet article en vous disant que chaque malade est différent, que ce qui arrive à une personne, n’arrivera pas nécessairement à une autre. Ces mots sont juste une aide pour ceux qui se posent des questions. 

La saison n’est peut-être pas entièrement en cause, mais plutôt le changement de temps qui va forcer la thyroïde à travailler plus et si celle-ci est déficiente, comme en hypothyroïdie ou lors d’une ablation, le corps va immédiatement fatigué. Cette fatigue va automatiquement enclencher divers symptômes. Il est important de faire attention au ressenti de chacun, à son corps, à ces interactions. 

Plus il va faire froid, plus on va manquer de soleil, et plus notre thyroïde va avoir besoin de travailler plus. Une personne en hypothyroïdie risque d’avoir les pieds gelés en permanence ou les mains glacées. 

L’approche de l’hiver rime également avec le retour en force des virus, des rhumes, des gastros. Cela touche tout le monde, c’est vrai, seulement, on sait maintenant que certains spécialistes affirment qu’en luttant contre un virus grippal ou une angine, notre corps en fabriquant des anticorps « classiques » vont également augmenter les anticorps thyroïdiens et provoquer une thyroïdite, même chez un sujet avec un dosage équilibré.

Résultat, on verra potentiellement une augmentation de la sensibilité à la grippe, aux gastro, à tous virus qui traînent. Il est bon de rappeler que dans cette maladie, certains anticorps du patient agressent la thyroïde et perturbent son fonctionnement, avec pour conséquence une sécrétion insuffisante d’hormones thyroïdiennes. 

À cela va donc s’ajouter ce que l’on nomme «  le blues thyroïdien » qui souvent fait sourire les médecins, le considérant comme « pas bien méchant ».

Selon les personnes, l’hiver sera plus difficile, d’autres ce sera simplement les températures qui changent. Chacun est différent. On ne peut malheureusement pas avoir les yeux rivés sur la thyroïde, et il est dommage que des tests précis ( et non des tests hors des normes) n’existent pas comme pour la glycémie.

Faut-il pour autant négliger cette déprime pré hivernale ?


Les personnes avec des soucis de thyroïde verraient certainement un lien avec l’apparition de leur baisse de moral. Des études canadiennes ont montré qu’il suffirait d’un dosage très faible, de juste quelques ug durant une semaine pour tout remettre dans l’ordre. Seulement en France, on part du principe qu’il faut des traitements de six semaines d’affilée avant de pouvoir changer le dosage. Seulement six semaines, c’est souvent trop dans un cas comme celui-ci.Là encore, beaucoup vont demander : « pourquoi ? »
Tout simplement parce que les hormones sécrétées par la thyroïde servent à réguler l’axe hypothalamus-hypophyse- thyroïde, et c’est eux qui régulent les émotions, les humeurs, les comportements. Le moindre grain de sable va enrayer la machine créant un énorme désordre. Lorsque l’on se retrouve en hypothyroïdie ou en hyperthyroïdie tout le système cognitif se retrouve perturbé et s’accompagne de troubles. Lorsque l’on est en hypothyroïdie, on aura comme nous l’avons vu des périodes de forts blues, s’accompagnant de fatigue, une perte d’envie et d’intérêt, un repli sur soi. À l’inverse, si on devient hyper anxieux sans raison, peut-être sommes-nous en hyperthyroïdie ? Rien n’est pourtant simple ! Une personne peut présenter des symptômes d’anxiété avec également des moments de déprime. Un mélange des deux dysfonctionnements. Selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Psychiatry, il existe un lien étroit entre la dépression et les troubles anxieux et la thyroïdite auto-immune, que ce soit Hashimoto ou Basedow. Ce problème se retrouve également dans des ablations totales de la thyroïde.
Vous l’avez une fois de plus compris, rien n’est dans la tête, rien n’est pure invention ! On ne choisit pas d’être malade ! Ces variations souvent incompréhensibles pour l’entourage familial ou professionnel, on ne le choisit pas. On se contente de subir. 


Vous l’avez compris, il est important de bien appréhender l’hiver. 

Ne pas oublier de prendre de la vitamineD qui est très importante dans le renforcement de notre système immunitaire. Je rappelle que la vitamine D se vend sans ordonnance ( Zyma D par exemple et n’est pas onéreuse. Le taux moyen est de 30 gouttes par semaine)

Ne pas hésiter à se forcer à sortir, sauf sous une pluie battante bien sûr, pour capter le maximum de lumière et se vider la tête. 

Lutter contre la déprime reste important, voire primordial. Limiter au maximum le stress, les angoisses qui seront possibles lorsque la thyroïde débloque. Privilégier des activités calmes, artistiques ou sportives en intérieur. 

Surtout s’autoriser à vivre ! Un dysfonctionnement thyroïdien n’empêche pas de vivre positivement, il impose juste d’écouter son corps. Garder le sourire, s’entourer de personnes positives, bienveillantes est indispensable. 


Et bonne nouvelle, après l’hiver, le printemps pointera son nez !

Bon courage à tous les Papillons 🦋 


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